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Il me semble que j'avais tant de choses à te dire Mais les mots se bousculent, Ils se cachent, se dissimulent, Me reviennent en tête et disparaissent; Alors j'attends, j'espère encore les faire rejaillir afin que de cet abîme, enfin ils apparaissent. À leur retour, pourrais-je les reconnaître ! Sauront-ils franchir le grand vide que je ressens ! Je voudrais tant les faire renaître; Mais ils sont comme toi, comme moi; absents. Ils sont poutant si précieux, presque humains Assoiffés d'amitié tendre; ils y croyent encore. Tout comme moi, ils songent aux lendemains De ces jours si peu nombreux où la joie pouvait éclore. Alors je ne dirai pas les choses que je voulais te dire, Je vais donc les oublier ces mots qui s'entêtent à surgir. Tu ne sauras jamais les révélations qu'ils cachaient. Tu ne sauras non plus les mystères que je tais. Bénédicte (mai 2001) ![]() |